Ateliers pour des traducteurs ayant peu publié
(animé par Bérnard Banoun)

Bernard Banoun est traducteur et professeur à Paris-Sorbonne (cursus MEGEN-médiation interculturelle et traduction dans l’espace germanique et nordique).

Il est en charge du volume consacré au XXè siècle pour l’ouvrage Histoire des traductions en langue française publié par les éditions Verdier.

Ouvrages recommandés :

  • Gisèle Sapiro, Traduire la littérature et les sciences humaines, La Documentation française, 2012
  • Fritz Nies, Catherine Colliot-Thélène, Les enjeux scientifiques de la traduction, Éditions de la MSH, 2004
  • Stéphanie Schwerter et Jennifer Dick, Traduire : transmettre ou trahir ? Réflexions sur la traduction en sciences humaines, Éditions de la MSH, 2013
  • Vocabulaire Européen des Philosophies, dir. Barbara Cassin, Le Robert / Seuil, 2004

1. Conditions de travail

Associations : SFT (plutôt pour traductions sans droits d’auteur) et ATLF (qui propose un conseil juridique, un répertoire des traducteurs sur son site…).

La traduction en sciences humaines, à mi-chemin entre la traduction dite technique et la traduction littéraire est sous théorisée. Mais le rapport Assouline (CNL, 2011) représente une étape importante dans la reconnaissance du traducteur.

2. Relations avec les éditeurs

  • Fonction pédagogique du traducteur auprès de l’éditeur (qui n’a pas toujours une juste conscience de l’importance du travail du traducteur).
  • Comment proposer un ouvrage (éléments du dossier dont extrait de traduction, bien cibler l’éditeur et ne pas délaisser les petits éditeurs) ; toujours une part d’incertitude, de hasard et de relations personnelles à prendre en compte.
  • Être conscient des limites de ses propres compétences.
  • Ne pas hésiter à conseiller d’autres traducteurs (confiance).

3. Financement des traductions

  • Deux choses qui devraient être distinctes (et ne le sont pas toujours) :
  • rétribution fixée par le contrat
  • manière dont l’éditeur va financer le projet

Aides du CNL, la constitution du dossier, souvent pris en charge en partie par le traducteur lui-même.

  • Ne pas oublier les fondations privées (www.stifterverband.info/), les fondations liées à la presse ni les bourses de résidence.

4. Contrat d’édition

Passage en revue de points sur lesquels nous devons être vigilants (remise du manuscrit, épreuves, rémunération, cession des droits, délai…).

5. Réseaux

  • RECIT (Réseau Européen des Centres Internationaux de Traducteurs littéraires)
  • LCB

6. Pratiques de traduction dans les sciences humaines

  • éthique du traducteur, mise au point à faire avec l’éditeur en amont (coupes, appareil critiques, appels de notes…)
  • compétences requises dans le domaine spécifique traité (histoire des mots dans la langue cible…).

Conclusions

  • Peu de différences majeures, sous la perspective évoquée, entre la traduction littéraire et la traduction en sciences humaines, notamment au plan juridique.
  • Nécessité d’organiser une mise en réseau entre universitaires, traducteurs et éditeurs

 

Nathalie Huet